Jude Alix Patrick Salomon s’explique à la chambre des députés

Le titulaire du MEF, Jude Alix Patrick Salomon.

 

À l’issue d’une rencontre au parlement haïtien, la Commission finance de la Chambre basse a convoqué le ministre de l’Économie et des Finances, M. Jude Alix Patrick Salomon, accompagné des directeurs de la douane, de l’OAVCT, la DGI, et le BMPAD. Déroulée, le 4 avril 2018, la réunion est axée notamment sur la dédollarisation nationale, le déficit budgétaire, la rectification du budget, la préparation du budget national 2018/2019 et une éventuelle augmentation des prix pétroliers sur le marché local.

Dans le souci de faire lumière autour de certains points d’ombres sur l’économie nationale, la Commission finance de la Chambre des députés a invité le ministre de l’Économie et des Finances (MEF). Selon le président de la Commission de ladite Commission, Gandy Dorfeuille, nous avons invité le ministre des Finances ainsi que les directeurs généraux des différentes institutions notamment la douane, l’OAVCT, la DGI, et le BMPAD pour apporter des explicitations sur l’état économique du pays.

L’objectif de cette invitation, dit-il, était de faire lumière sur la dédollarisation. Une décision, selon le parlementaire, qui a été prise avec précipitation et qui aujourd’hui pose de sérieux problèmes. Selon lui, cette décision donne au secteur privé des affaires la possibilité d’augmenter les prix de certains produits de manière unilatérale afin de profiter de la situation pour appauvrir encore plus toute une population qui n’a pas les moyens de répondre à ses besoins.

Dans la foulée, nous avons également parlé de la question du déficit budgétaire. « À environ sept mois du budget, il y a un enregistrement de déficit qui s’élève à près de quatorze milliards de gourdes, ce qui traduit un manque à gagner pour l’État haïtien sur l’exercice en cours », affirme le député Dorfeuille. Aussi, souligne le président de la Commission, avons-nous mis une mise en garde au ministre des Finances contre une éventuelle augmentation des prix des carburants sur le marché local. Car, dit-il, la misère est déjà criante dans le pays, une telle décision mettra en péril la vie de la population la plus démunie.

Dans la même veine, le député Dorfeuille a touché le dossier de l’OAVCT où la situation des employés s’est aggravée en raison du problème engendré par le directeur de ladite structure. Selon lui, on ne peut demander à ces personnes de quitter l’institution sans aucun motif, sans des conditions valables. C’est une injustice grave, avoue le parlementaire du peuple. C’est la raison pour laquelle, la Commission ouvrira une enquête sur la transparence de ces différentes institutions.

Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances (MEF), M. Jude Alix Patrick Salomon, déclare que la crise de l’OAVCT est l’accumulation d’un bon nombre de dossiers, datés depuis l’année 2009, qui n’ont jamais été traités. Selon le ministre, la dérive qui sévit au niveau de l’OAVCT est produite en raison de la perte de mission qui a été confiée à cette institution. Intervenant sur le dossier de la gourde et la dédollarisation, pour lui, le meilleur outil pouvant permettre à la gourde de lutter contre le dollar est la production nationale, souligne le ministre dans la foulée.

Marc Sony Pierre

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