IDEA international pour le respect du quota de 30 % dans les institutions publiques

La directrice générale de l’IDEA international,
Marie Laurence J. Lassègue./Photo : J.J Augustin.

 

L’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), en collaboration avec la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), a procédé, le jeudi 5 avril 2018, à l’hôtel le Plaza, à l’ouverture d’un atelier d’échange autour des mécanismes d’application concrète du quota constitutionnel de 30% dans les instances, autour du thème « Mécanismes d’application du quota ».

Le quota de 30% dont les femmes devraient bénéficier n’est jamais respecté dans les institutions publiques du pays. En vue d’inciter les décideurs de la nation à connaître l’importance du respect de ce quota dans les instances du pays, l’IDEA international a organisé cet atelier portant sur les mécanismes d’application de ce quota, le jeudi 5 avril 2018. Cet atelier a rassemblé plusieurs organisations de femmes évoluant dans le pays.

La directrice générale de l’IDEA international, Marie Laurence J. Lassègue, a fait remarquer l’importance du quota de 30% dans les institutions publiques dont le respect, selon elle, va mettre fin à l’injustice. Pour Mme Lassègue, le respect de ce quota est un passage obligé. Elle a déploré le traitement qu’on donne aux femmes dans le processus électoral haïtien. « Les femmes doivent avoir les mêmes possibilités que les hommes dans le processus électoral notamment, le moyen de financement et un meilleur accompagnement », exhorte Mme Lassègue. Plus loin, elle demande aux organisations de femmes de continuer à se battre pour faire valoir leurs droits.

La titulaire de l’IDEA international a également mis l’accent sur l’importance du mouvement des femmes dans la société haïtienne. « Le mouvement des femmes est très important et a donné naissance à quatre générations de femmes qui ont lutté pour l’encadrement des jeunes du pays dans les domaines tels que : éducation, santé, économie et les services de base », s’est réjoui la directrice de l’IDEA international. Elle a saisi l’occasion pour déplorer le fait que les États généraux sectoriels ne respectent pas le quota de 30% prévu par la constitution de 1987 amendée. D’après elle, le non-respect du quota au niveau du Parlement haïtien n’est pas un problème constitutionnel. Car, poursuit-elle, c’est la loi électorale qui a créé ce problème. Elle a réitéré l’engagement de l’IDEA international pour que le quota soit respecté tant au niveau du Sénat qu’au niveau de la Chambre des députés.

Le secrétaire général du conseil des ministres, Renald Luberice, de son côté, a fait croire que la Constitution de 1987 amendée ne pose pas de problèmes au quota de 30%. Selon lui, la meilleure décision à prendre, c’est de mettre un mécanisme d’application pouvant assurer la bonne représentation des femmes au niveau des instances. Il propose une mesure provisoire qui constituera à exiger que 30% des communes du pays envoie seulement de femmes aux élections. Il a poursuivi par dénoncer les différentes barrières qui empêchent les femmes de se représenter au niveau du Parlement comme les barrières économiques.

Il a saisi l’occasion pour présenter son ouvrage intitulé « Au nom d’une femme ».

Plusieurs personnalités importantes ont pris part à cet atelier notamment, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), Eunide Innocent, et le député de Tabarre, Caleb Desrameaux.

Cluford Dubois

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