Cap-Haïtien : présentation des lauréats de la 1re édition du prix Société du Samedi Soir de la poésie

Les lauréats et le poète Jeudi Inéma./Photo : Zazou Photography.

 

De nouveaux talents découverts. Les responsables de la Société du Samedi Soir ont procédé à la remise du Prix Société du Samedi Soir de la poésie.

Durant le dernier week-end du mois de mars 2018, au siège social de la Société Capoise d’Histoire et de Protection du Patrimoine, a eu lieu la cérémonie de remise de Prix aux lauréats du concours de poésie, qui invitait les jeunes poètes d’Haïti à écrire « Espoir ».

« Écrivons espoir » est le thème sur lequel les jeunes de 12 à 25 ans ont été conviés à écrire un texte poétique. En fait, le concours est organisé par la Société du Samedi Soir, en liminaire de la première édition du festival de la poésie « Haïti en Lettres » qui a eu lieu du 11 au 17 mars dernier dans la Cité christophienne, avec pour invité d’honneur le poète Jeudi Inéma. Selon Pascal Apollon, responsable des relations publiques de ladite société, ce concours visait à donner un brillant éclat à la littérature, et à découvrir de nouveaux talents.

Présidé par le poète André Fouad, le jury est composé de Snayder Pierre Louis, Jessica Nazaire, Carlynx Elbeau et Pascal Apollon. Après l’analyse de plusieurs dizaines de textes, trois ont retenu l’attention des jurés et reçoivent le Prix Société du Samedi Soir de la poésie.

Les trois lauréats sont respectivement : Jodely Jean (Cap- Haïtien) pour son poème « Espoirs », Juderson Odigé (Gonaïves), « Ann ekri lespwa » et Myrlandie Myrbel (Cap-Haïtien) pour son texte « Le sacré fruit sucré défendu ». À travers les textes, les lauréats ont montré en quoi l’espoir est encore vivant, et surtout, comment l’action est déterminante pour que l’on puisse réellement espérer. Il faut rêver, agir, pour réveiller Haïti de son cauchemar. « Des rêves de bonheur / des rêves à vivre / des rêves de sourire / le rire viendra en son temps / des rêves réalistes » a écrit le jeune poète Jodely Jean. Juderson Odigé, quant à lui, rêve d’un espoir : « Ki bay fòs pou konstwi lavni / Yon lavni ki pa nan dodo meya / Yon lavni douvanjou, akokiye ak developman ». Et, Myrlandie Myrbel interroge Haïti en ces termes : « Es-tu sans dents / Pour ne pas pouvoir croquer / Et savourer le progrès ? »

Les lauréats ont reçu, entre autres, des médailles, du matériel de travail et des lots de livres. Et, selon M. Apollon, l’organisation travaille actuellement sur un ouvrage collectif avec les textes des participants, sous la direction du poète André Fouad.

Micky-Love Mocombe

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