Vers le renforcement du réseau de surveillance sismique national

Par rapport à la fréquence des secousses sismiques enregistrées partout dans le pays, le ministère de l’Environnement(MDE) et le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) ont décidé de renforcer le réseau de surveillance sismique national. L’annonce a été faite par un communiqué de presse conjoint publié le 21 février 2018 par les deux institutions.

Cette opération de renforcement se veut une réponse aux diverses secousses sismiques enregistrées très fréquemment par le réseau de surveillance sismique national. Dans un communiqué de presse signé conjointement, le ministère de l’Environnement (MDE) et le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), annoncent que des équipements sismiques additionnels viendront compléter le réseau existant.

Ces équipements obtenus par le MDE à partir d’une assistance technique et financière du Mexique, de l’Espagne et de la banque interaméricaine de développement, sont constitués de deux stations sismologiques complètes et de six sismomètres et six accéléromètres de marque GULARP.

« D’un commun accord entre le MDE et le BME, lesdits équipements seront répartis, d’une part, dans les départements de la Grande-Anse à Jérémie et du Nord-Ouest au Môle Saint-Nicolas et, d’autre part, dans les zones qui dénotent une certaine activité sismique ces derniers temps », lit-on dans un communiqué de presse daté du 21 février 2018 portant la signature des deux institutions susmentionnées.

Selon le même communiqué, certains départements géographiques du pays seront considérés en priorité. « Les départements non encore couverts, comme l’Artibonite, les Nippes et le Sud restent prioritaires », a précisé le communiqué conjoint du ministère de l’Environnement (MDE) et du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME).

Les deux institutions croient fermement que l’installation de ces équipements « viendra assurer, du même coup, une meilleure insertion des risques sismiques dans les prises de décisions appropriées du gouvernement ».

L’on rappelle qu’Haïti est situé dans une zone sismique très active. Ces derniers temps, de nombreuses secousses sismiques ont été ressenties par la population dans plusieurs régions du pays. Même le plateau central considéré comme une zone n’étant pas traversée par de failles majeures a été frappé par un séisme d’une magnitude de 4,3 sur l’échelle de Richter en septembre 2017. Des secousses telluriques ont été également ressenties à la frontière tout comme dans diverses zones de l’aire métropolitaine de Port-au- Prince. Si mineurs qu’ils soient, tous ces séismes doivent rappeler que les efforts de prévention doivent se multiplier dans le pays.

Ritzamarum Zétrenne

rzetrenne@lenational.ht

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