Le Festival du film japonais fait escale cette année à l’Université publique du Sud-Est, à Jacmel

Vue partielle de l’assistance lors d’une projection.

 

Du vendredi 2 au samedi 3 mars dernier, s’est tenu au Bee Club de Cyvadier, le festival du film japonais, organisé par le Rectorat de l’UPSEJ en collaboration avec l’Ambassade du Japon en Haïti. Deux films étaient jour à l’affiche: vendredi 2 : Thermae Romae et Les Délices de Tokyo. Samedi 3 : Brave Story et Robo G.

Les étudiants des trois facultés de l’UPSEJ étaient présents à ces séances, ainsi que des journalistes de tous les médias du Sud-Est, des gradués de Ciné Institute, des jeunes du voisinage et plusieurs membres de la communauté jacmélienne. L’assistance était accrochée aux projections et était très satisfaite, surtout aux séances questions-réponses après chaque projection.

Le niveau de qualité de la réflexion se dégageant de ces projections a permis de comprendre que le Japon est un peuple qui, malgré ses avancements technologiques et économiques, demeure comme Haïti un pays qui reste en harmonie avec sa culture profonde et même un certain « réel-merveilleux », lui permettant de garder son équilibre à travers une humilité qui le dédouane de toute contingence prétentieuse de peuple riche culturellement et économiquement. Le chanteur-ingénieur de son, Jean- Marc Jean-Pierre, a bien formulé sa compréhension de tout cela en disant que pour bien pénétrer la compréhension de ces films japonais, il faut être au diapason de toutes les cultures.

Selon Emerson Vilbrun, jeune poète et animateur culturel de la Radio Sudestar : « ce festival est une opportunité rare pour les jeunes du Sud-Est de mieux connaître le Japon dans ses différentes facettes multiculturelles et technologiques. Je souhaite que cette coopération devienne pérenne pour le bien-être et le progrès de la jeunesse estudiantine du Sud-Est ».

Selon Mme Darlène Blaise, secrétaire du Rectorat de l’UPSEJ, ce festival permet de recentrer l’UPSEJ au centre de la recherche d’elle-même en vue de permettre que ses étudiants aient une vie universitaire commune, en attendant que nous ayons un campus définitif susceptible de favoriser une vie estudiantine féconde et vivace des universitaires de Jacmel.

Selon Mme Loudie César, maire-assesseure de Jacmel, « je souhaite que ce festival renforce les liens entre Jacmel et le Japon, vu que nous avons déjà bénéficié d’un hôpital de grande envergure ».

Ce moment de prédilection nous a permis non seulement d’assister à des séances cinématographiques qui ont bien campé la culture nippone dans ses variances multiformes de sagesse, de créativité et d’ingéniosité, mais surtout de déguster le SAKE, vin de riz japonais, sous la baguette du fin connaisseur qu’est M. l’ambassadeur. Le Rectorat avait fait préparer de petites pièces par la traiteure, Mme Uzale Remay, qui avait présenté des bouchées délicieuses et fines de la bonne pâtisserie haïtienne pour accompagner le SAKE.

La soirée de dégustation du SAKE a été épicée par des déclamations poétiques d’acteurs connus de la place tels que Alix Olivier dit « Rigole », et surprise, surprise, Mme Loudie César a déclamé un poème de Charles Moravia « My heart, my soul and I » d’une facture poétique telle qu’on en composait au 19e siècle haïtien, au beau temps de la littérature parnassienne.

Toute la communauté upsejoise et sudestoise se réjouit de ces moments de partage culturel où l’ambiance festive de la bonne compagnie et des conversations intéressantes ont permis de comprendre que les Universités publiques en régions (UPR) ont bien raison d’exister.

Pierre Paul Ancion

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