Île-à-Vache : vers le renforcement des capacités locales pour la gestion des risques de désastres

Le ministère de l’Environnement (MDE) en partenariat avec la Banque caribéenne de Développement (BCD) a lancé, le vendredi 2 mars 2018, à Île-à-Vache, le projet intitulé « projet de renforcement des capacités locales pour la gestion des risques, désastres et la résilience climatique ». Ce projet dont le coût est estimé à environ six millions de dollars américains vise, entre autres, le renforcement des capacités d’adaptation de la commune de l’île-à-Vache en matière de gestion des risques de désastres.

Ce projet, lancé le 2 mars 2018, dans la commune de l’Île-à-Vache, est financé par la Banque caribéenne de Développement (BCD) par une enveloppe d’environ six millions de dollars américains. Ce projet, qui permettra de renforcer la capacité d’adaptation de l’île en matière de gestion des risques de désastres et de résilience climatique « en appuyant et en améliorant les opportunités et initiatives de subsistance locale », devra durer trois ans. À travers ce projet, l’on financera « des investissements visant à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable pour valider le concept de démonstrations couronnées de succès » et l’on catalysera « des solutions innovantes pour la protection et la conservation des ressources naturelles, à travers la formation, l’appui technique, le suivi et la collecte de données environnementales et le développement des plans den gestion ».

« Capacité accrue du gouvernement central, des autorités et communautés locales à planifier la résilience climatique et la gestion des risques de désastres pour l’Île-à-Vache, capacité renforcée pour la mise en oeuvre de pêcheries viables et durables et d’autres opportunités de subsistance », sont, entre autres, les principaux résultats escomptés de ce projet.

Le lancement de ce projet a rassemblé dans la commune de l’Île-à-Vache plusieurs personnalités telles que le ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges, la vice-présidente de la Banque caribéenne de Développement, Monica La Bennett, et quelques membres de sa délégation, le maire de l’Île-à-vache Jean-Yves Amazan, quelques membres des organisations de la société civile du Sud, des partenaires techniques et financiers, des fonctionnaires de l’État et autres.

Dans son discours de circonstance, le ministre de l’Environnement a souligné l’importance du projet pour la communauté de l’Île-à-Vache tout en présentant la vulnérabilité de la commune face aux catastrophes naturelles. Pierre Simon Georges a rappelé que l’ouragan Matthew, en 2016, a causé des pertes en vies humaines et des dommages économiques aggravant la situation socio-économique de cette communauté.

Plus loin, le titulaire du MDE a précisé que ce projet permettra à la communauté d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et favorisera le renforcement du secteur de la pêche. Le ministre a promis que le gouvernement haïtien va travailler d’arrache-pied pour la pleine réussite de ce projet.

De son côté, la vice-présidente de la banque caribéenne de développement se dit être fière d’accompagner le gouvernement haïtien dans la mise en oeuvre de ce projet. « Étant voisins dans la région caribéenne, nos défis sont liés, car nous confrontons les mêmes problèmes », a déclaré Monica La Bennett. La vice-présidente a souligné que les fonds dérivent seulement d’un fonds spécial de la banque caribéenne de développement.

Mme La Bennett espère qu’à partir de ce projet, par des actions concrètes, un environnement favorable va être créé, et des changements durables seront apportés au sein de la communauté.

Sur cette même lancée, le maire de l’Île-à-Vache applaudit l’effort du gouvernement haïtien pour un tel projet. Selon Jean-Yvres Amazan, Haïti est exposée aux menaces naturelles par rapport à sa position géographique et à sa physionomie environnementale. Il profite de l’occasion pour exposer les différents problèmes que confronte ladite commune dans le domaine d’éducation et de l’information.

M. Amazan croit que l’on peut améliorer l’environnement de la commune par des actions concrètes en faisant appel à tous les acteurs, en élaborant des stratégies afin de renforcer les capacités des institutions légales, les capacités d’adaptation et gérant la résilience de la commune.

Rappelons qu’Île-à-Vache est une île d’environ 46 kilomètres carrés située au large de la ville des Cayes dans le département du Sud d’Haïti. Le projet de renforcement des capacités locales pour la gestion des risques de désastres et la résilience climatique profitera à 15,399 personnes représentant la communauté de l’Île-à-Vache. Il est coiffé par un comité de pilotage interministériel et sera dirigé par la Direction des Changements climatiques du ministère de l’Environnement avec délégation d’exécution de certaines composantes à l’Observatoire national pour l’environnement et la vulnérabilité (ONEV) et à l’Agence nationale des Aires protégées (ANAP) du ministère. La composante ayant rapport aux pêcheries sera confiée à la

Direction de la pêche et d’aquaculture du ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR).

Annelie Noël

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