Dickens Princivil : 300 oeuvres finies en tout genre et une cinquantaine en voie d’achèvement

Dickens Princivil : violoncelliste, chanteur,
contrebassiste et bassiste, compositeur,

chef d’orchestre et chercheur.

 

Dickens Princivil sera en concert, ce samedi 3 mars 2018, au Royal Oasis, en prélude à la journée internationale de la femme. Il sera accompagné de l’Orchestre de chambre Vibrayiti, Melodick, Chordz, Amorg et d’autres musiciens amis réunis en un seul et unique grand orchestre sous sa direction et celle de Christian Perodin. Dickens Princivil jouera aussi avec les solistes Jessica Metellus, Sarah Colimon, Fabienne Philippe et Auguste, ainsi qu’avec des artistes invités tels que Stéphane Bellance, Cynthia Lamy, Fabienne Denis et Jean Jean Roosevelt. Rencontre avec le musicien et compositeur.

Le National : Dickens Princivil, musicien de carrière, pouvez-vous présenter le personnage qui fait tant d’échos durant ces jours-ci ?

Dickens Princivil : Merci Gary Victor pour cette opportunité. En effet, je suis musicien et j’ai choisi de l’être et le rester avec toute la fierté qui s’impose. Cadet d’une famille de quatre enfants, tous musiciens, mes parents m’ont encadré depuis l’âge de huit ans pour suivre les traces de ma petite soeur Judith Princivil, élève de l’école Sainte Trinité. J’ai eu mon grand-père clarinettiste de la fanfare du Palais national qui a stigmatisé cette passion en moi. Outre la musique, j’ai appris d’autres professions complémentaires pour devenir le responsable que je suis aujourd’hui.

L.N. : Être musicien certes, mais vous jouez quel instrument ?

D.P. : Je suis en tout premier lieu, violoncelliste puis chanteur, contrebassiste et bassiste, compositeur, chef d’orchestre et chercheur, si on veut rester dans le domaine de la musique seulement. Mais, tout au cours de ma jeunesse, j’ai appris tous les métiers de base de la vie courante pour me préparer à faire face à la vie qui ne fait pas de cadeau. Ensuite, j’ai étudié la photographie, la mécanique auto, l’architecture.

L.N. : Plus de 35 ans à travailler dans le domaine de la musique en Haïti et ailleurs, pourquoi êtes-vous resté dans l’ombre ?

D.P. : Je n’ai jamais aimé la foule et surtout me faire remarquer. L’éducation reçue de mes parents m’a plutôt formé à être utile aux autres au lieu de m’exhiber. Ainsi, j’ai grandi et fait ce que j’avais rêvé de réaliser à savoir : contribuer au patrimoine musical de mon pays.

L.N. : À combien d’oeuvres estimez-vous votre répertoire musical et citez-en au moins une qui vous a marqué comme contribution musicale au cours de votre carrière ?

D.P. : Je suis à plus de 300 oeuvres finies en tout genre et une cinquantaine en voie d’achèvement. L’oeuvre mémorable qui m’a marqué outre l’hymne national de la jeunesse, reste et demeure la musique « Transition ». Elle est le résultat de ma vision du séisme du 12 janvier. J’ai raconté les faits, deux mois avant cet événement tragique, lors d’une répétition de l’orchestre Sainte Trinité. Quand c’était arrivé, cette phrase sortait de la bouche de plus d’un, encore vivant sous les décombres : « Voici la prophétie de Dickens ». Excusez-moi de ne pas développer ce sujet effroyable. L’autre musique est : « l’hymne national de la jeunesse ». Contraint par des officiels du ministère de la Jeunesse et des Sports à l’époque, pour que je la compose (parole et musique), l’enregistre et l’exécute dans 48 heures, au Palais national par devant le président Préval et ses invités tels que : le corps diplomatique, l’Assemblée nationale, les grands commis de l’État, des représentants religieux et de la société civile et pour en finir avec les centaines de jeunes du mouvement de l’action civique qui devaient entonner l’hymne exécuté par la fanfare du Palais national, sous ma direction. Voilà des faits marquants ma carrière musicale.

Le National : Un dernier mot aux jeunes et aux auditeurs ?

Dickens Princivil : La musique est un élément important dans la vie de l’homme. Le jour où on accordera la valeur et la place de la musique dans l’éducation et la vie de chaque Haïtien, nous ferons des pas de géants dans la créativité et la vie entre nous.

Propos recueillis par

Gary Victor

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