Cinéma : le courage sous le feu des projecteurs

La 32e édition du Festival international de films de Fribourg (Suisse) a ouvert ses portes. Des films en provenance de 52 pays y sont à l’affiche jusqu’au 24 mars. Plusieurs dizaines de cinéastes du monde entier vont affluer, parmi lesquels le célèbre Britannique Ken Loach. Le film documentaire « Lumumba, la mort du prophète » de Raoul Peck a été récompensé par le Festival international de films de Fribourg en 1992.

Les rideaux du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) de Genève viennent à peine de tomber que ceux du Festival international de films de Fribourg (FIFF) ont été ouverts en présence du président de la Confédération suisse, Alain Berset. À l’heure des discours, il a souligné l’importance du FIFF qui « a toujours été en avance en matière de détection des talents » et « a pris depuis quelques années un nouvel élan qui lui a permis de devenir l’un des petits festivals que l’on cite parmi les plus grands ». Le festival a présenté les premières oeuvres de cinéastes qui comptent aujourd’hui, comme l’Haïtien Raoul Peck ou encore le Malien Souleymane Cissé, a-t-il relevé.

Cette édition, placée sous le thème du courage, met en lumière des parcours de vie extraordinaires. Lumumba, le film du réalisateur Raoul Peck, retraçant le destin de Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise, y est par ailleurs projeté. Douze films de douze pays sont en lice dans la compétition internationale de longs métrages ainsi que trois programmes de courts métrages. Les productions sont issues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et de la Caraïbe. Elles sont présentées en présence de leurs auteurs. Le jury est composé de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania, de la productrice mongole Ariunaa Tserenpil, du cinéaste franco-suisse Alexandre Philippe et du Singapourien Boo Junfeng, le vainqueur du Grand Prix du FIFF en 2017.

Comme à son habitude, cette édition du Festival nous fait voyager au-delà des points de vue et des horizons habituellement représentés dans le cinéma « mainstream ». Il met sous les projecteurs des réalités autres, souvent pas ou mal connues, dont des injustices et des drames humains qui émaillent les sociétés, mais aussi sur des manières alternatives de vivres ensemble.

De nombreuses conférences, rencontres, tables rondes et expositions enrichissent le programme du festival. Le budget 2018 monte à 2,2 millions d’USD. Plus de 40.000 entrées sont attendues.

David Bongard

Qu’est-ce que le FIFF ?

L’association du Festival international de films de Fribourg (FIFF) est l’organisme de patronage du Festival. Fondée en 1987 sans but lucratif avec siège à Fribourg (Suisse), elle a pour objet de promouvoir l’échange entre toutes les cultures et plus particulièrement entres celles dites du Nord et du Sud, par le moyen du film, tout en favorisant des oeuvres qui suscitent une réflexion et invitent au dialogue nous informe le site Internet (www.fiff.ch) du Festival. Il est ouvert aux oeuvres d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et de la Caraïbe et de l’Europe de l’Est (hors UE). La sélection officielle concerne les longs et courts métrages. Six prix d’une valeur totale de près de 75 000 USD sont attribués aux lauréats. Les délais pour la prochaine édition du FIFF seront communiqués en septembre 2018 sur leur site internet. Un espace d’opportunités à saisir pour les jeunes (et moins jeunes) réalisateurs haïtiens !

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