Une usine de production d’aliment de bétails pour encourager les éleveurs haïtiens


Une usine de production d’aliment de bétails pour encourager les éleveurs haïtiens.

 

Pour promouvoir le secteur de l’élevage dans le pays, une nouvelle usine de production d’aliment de bétails, dont le nom, la Société haïtienne d’aliment de bétails (SHAB), vient de grossir la liste existante dans le milieu haïtien. Au terminal d’Abraham à Carrefour, soit novembre 2017, a été ouverte cette usine de production qui prend en compte trois étapes principales de la vie de l’animal dans sa production. L’élevage en Haïti, une filière qui marche à petits pas, où certains éleveurs procèdent souvent de manière traditionnelle au besoin de leurs bétails. L’objectif de cette usine est de donner un ouf de soulagement aux éleveurs, dit-on, leur permettant de refaire un visage économiquement.

Utilisant des matières premières comme le maïs et le soja dans sa production, la Société haïtienne d’aliment de bétails intervient dans la production de la nourriture des pondeuses, des poulets de chair, des caprins, des porcins et autres. « Étant réglée au millimètre près, l’usine se diversifie dans des variétés distinctes en vue d’offrir de meilleurs services à tout le monde, petits et grands éleveurs », a affirmé, Andrea Agostinelli, l’un des gérants de la société, soulignant qu’un service de vétérinaire est disponible à la SHAB pour soutenir les éleveurs en cas de besoin.

Le marché local des éleveurs haïtiens est-il prêt à accueillir une telle initiative sachant que leur moyen est très faible ? Surtout étant habitué à la méthode traditionnelle. « La capacité de production de l’usine s’élève à 6,5 tonnes d’aliments de bétails par heure », a-t-il avoué. En cas de demande, cette puissance de production peut être multipliée par deux ou par trois. Pour aider les éleveurs haïtiens à avoir une maitrise sur la question d’élevage, la SHAB compte traiter avec des associations d’éleveurs en vue de leur permettre de gagner des profits et de faire rentabiliser le secteur, a-t-il, précisé.

En effet, avec la possibilité d’augmenter la croissance dans le secteur avicole, près de 80% (Albert Chancy), l’élevage traditionnel du secteur avicole haïtien représente près de 40 millions de dollars américains. Envahis par les oeufs d’importation dominicain, estimé 20% de sa production d’oeufs et de poulets, dont presque la totalité de cette proportion destinée à l’extérieur est envoyée en Haïti pendant les dix dernières années. Avec les efforts consentis pour aider à relever la production, Haïti pourra s’assurer de son autosuffisance en matière de viande de poulets et d’oeufs.

Un petit pas pour certains, mais un grand pas pour d’autres dans la création d’emploi et de richesse dans le milieu économique haïtien. Car l’élevage est l’un des secteurs d’activité générant pas mal de revenu et porteur d’espoir dans le milieu paysan. La création d’une usine de production d’aliment de bétails est donc un atout majeur. Le grand défi à relever en est l’obtention de crédit qui pourra permettre aux éleveurs d’agrandir le cadre.

Marc Sony Pierre

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