Rencontre entre le président du Sénat et le secteur privé des affaires

À l’issue d’une réunion au Parlement haïtien, le président du Sénat, Joseph Lambert, a rencontré les responsables du Forum économique du secteur privé des affaires et l’Association des industries d’Haïti (ADIH). L’objectif de ces discussions, qui a lieu, le vendredi 23 février 2018, était de prendre sur un ensemble d’accords de partenariats entre l’État haïtien et l’Union européenne (UE). Ses accords ont été signés depuis 2008, mais ils n’ont jamais été ratifiés par l’Assemblée nationale.

Cette semaine, la République d’Haïti est au coeur des débats dans le CARICOM, tandis qu’au Sénat de la République, des accords de vieille date sont dans les tiroirs du Parlement. Sur le plan économique, Haïti fait face à de nombreux défis où la situation reste encore critique, car elle demeure le pays le plus « pauvre » dans la région Amérique latine et dans la Caraïbe. Haïti ne fait pas le poids dans la balance face aux géants internationaux, les accords commerciaux, mais vaut mieux quelque chose que rien du tout. C’est, peut-être, sur cette phrase qu’Haïti adhère sans précaution, sans mesurer les risques économiques, aux négociations entre les États.

Des accords de partenariat vieux depuis la présidence de René Préval, soit l’année 2008, étaient au coeur des discussions au Sénat entre Joseph Lambert et le secteur privé des affaires. Selon le sénateur Lambert, cette réunion a eu lieu sur un objectif précis, celui d’avoir l’appréhension de tous les secteurs de la vie nationale qui, d’une façon ou d’une autre, font des affaires dans le pays. Toutefois, précise-t-il, cette première rencontre est le début parmi tous ceux dont nous devions parler.

L’urgence est peut-être rude pour les hommes de loi en vue de livrer la marchandise. Mais le calme et la sérénité devraient être au rendez-vous. Aussi, la participation de tous les secteurs n’est-elle pas importante. « Parmi les secteurs que nous avons déjà rencontrés, il y a, entre autres, l’ancien bureau du Sénat qui eux-mêmes ont travaillé sur l’accord, le secteur privé des affaires, l’Association des industries d’Haïti (ADIH) », confie le président du Sénat. Précisant, toutefois, que d’autres secteurs seront invités au Parlement, comme celui de la paysannerie.

En outre, Haïti est signataire d’un ensemble d’instruments juridiques qui a rapport avec beaucoup de domaines. Ces accords signés ont des conséquences, en bien ou en mal, sur le développement économique du pays. En ce sens, l’accord de partenariat entre Haïti et l’Union européenne a été signé depuis 2009. Ce document de 200 articles se trouve dans les tiroirs du Parlement attendant sa ratification en assemblée nationale. D’après les analystes économiques, ce traité doit être étudié à la loupe avant sa ratification par les parlementaires. C’est dans ce même ordre que le sénateur Lambert renchérit pour expliquer l’importance de rencontrer tous les secteurs afin que chacun ait un meilleur éclairage sur le traité. Car, à plusieurs reprises des secteurs et même des parlementaires se plaignent et soulèvent de questionnements qui ont des liens avec ce traité. « C’est pourquoi nous travaillons avec prudence afin que les points d’ombre soient éclairés », a-t-il déclaré.

En rapport à ce document qui est d’une importance capitale pour le pays, l’intérêt d’Haïti doit être au premier plan. Dans quel que soit le domaine considéré, il faut l’habitude de porter le débat dans tous les secteurs, à quelque niveau que ce soit, afin que tout un chacun puisse donner son avis. En effet, sur le plan économique, tout ce qui engage la nation haïtienne, accord ou traité, engage tous les secteurs, car ils sont liés. Ce sera peut-être un accord de plus pour le pays, mais quel est le bénéfice d’Haïti en ratifiant cet accord ?

Marc Sony Pierre

Cet article Rencontre entre le président du Sénat et le secteur privé des affaires est apparu en premier sur Quotidien Le National.

Commentaires