Lire le roman : « Tais-toi, laisse-moi faire » de Macdonald Malivert

Macdonald Malivert, né le 30 novembre 1995, présente à ses lecteurs son premier roman : « Tais-toi, laisse-moi faire », paru aux Éditions Choucoune en 2017. Ce texte de 162 pages est, pour l’auteur, une façon d’aborder la question du sexe avant le mariage et de nourrir une réflexion profonde sur la femme et les valeurs fondamentales de l’amour.

Habité par une sensibilité généreuse, le lecteur devrait éprouver de la sympathie pour l’auteur en parcourant les pages du roman : « Tais-toi, laisse moi-faire ». C’est un roman fleuve, il faut le dire bien vite. L’histoire pourrait paraitre captivante dans la mesure où l’auteur a pu, malgré tout, tenir en haleine son lecteur non par le sens du suspens, mais par l’amour tendre et sincère qui habite les deux protagonistes principaux de son récit. Dans une Haïti en proie à la violence et victime d’une transition politique interminable deux jeunes respectivement de 19 et de 18 ans Alexandre Pierre-Louis et Isabelle, belle comme une étoile, vivent un parfait amour. Ils avaient juré de s’aimer jusqu’au bout de l’amour parfait. Dans les feux illuminant sa jeunesse, Alexandre ressentait dans son coeur le désir de partager son intimité avec sa dulcinée. Isabelle a, tout de suite, refusé. Elle a fait croire à son amoureux qu’elle ne se donnera à un homme que le soir de son mariage. Et, coup de théâtre les deux amants se sont séparés.

Pendant dix ans, ils ont mené cha­cun leur vie. Isabelle est partie pour les États-Unis où elle a entrepris des études en hôtellerie. Alexandre Pierre-Louis enseigne le droit pénal dans les universités et les écoles de droit de Port-au-Prince. Lors d’une fête à Méyotte, un quartier de la commune de Pétion-Ville, le hasard qui sait bien faire les choses, a fa­vorisé une rencontre entre Isabelle et Alexandre. Ils se sont retrouvés à nouveau. Devenus plus matures, les deux ex-amants ont vidé leur con­tentieux et ont pris l’engagement de s’aimer à nouveau. Mais le destin n’a pas encore dit son dernier mot. Ro­muald, un américain avec qui Isa­belle s’est fiancée depuis deux mois, va tenter de déjouer leurs plans. De briser leurs sentiments. Mais pe­ine perdue. Comme dans un conte de fées, l’amour va permettre aux amants de concrétiser le rêve de leurs vies.

« J’ai mis la bague à son doigt. Avant que je termine, elle sauta à mon cou en me couvrant de baisers et hurla de toutes ses forces qu’elle allait être la femme la plus heureuse de la terre. Des gens qui étaient dans tous les coins nous ont félicités. Des je t’aime sans cesse, ce fut magnifique. » P 161.

En dépit des fautes d’orthographe et de syntaxe, en dépit de quelques faiblesses enregistrées au niveau de la narration, le roman : « Tais-toi, laisse-moi faire » permet aux lecteurs de rentrer dans l’univers in­time des deux personnages impor­tants du récit. L’auteur prend, peu à peu, fait et cause pour les deux pro­tagonistes qui habitent son roman. Il a eu quand même le mérite de faire progresser l’intrigue. C’est à trav­ers l’intrigue que les personnages se révèlent. Macdonald Malivert a su créer une atmosphère intimiste ou les amants s’expriment à travers des sentiments humains comme la ten­dresse, la confiance et la simplicité. Comme nous l’avions déjà souligné, tout n’est pas parfait dans ce roman. L’auteur doit prendre beaucoup de temps avant de livrer au public son prochain texte qui devrait être mar­qué par l’art de la concision, la so­briété et la rigueur de l’écriture.

Schultz Laurent Junior

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Commentaires

  1. Ou je peux acheter ce livre ?,je chercge partout je ne l'ai trouver dans aucune Bibliotheque J'habite aux cayes 😣

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