L’intégration socio-économique des jeunes, un souci pour les acteurs de la société

L’intégration socio-économique des jeunes, un souci pour les acteurs de la société

 

L’initiative pour le développement des jeunes (IDEJEN), avec l’appui financier et technique de quelques bailleurs, a organisé, le vendredi 23 février 2018, un atelier de réflexions autour du thème : « intégration socio-économique, un défi pour les organisations de jeunesse ». Cette activité est organisée en vue de susciter le débat entre les différents acteurs des secteurs privé et public autour des défis liés à l’emploi des jeunes, de manière à élaborer de nouvelles stratégies d’intégration socio-économique.

Cet atelier de réflexions tenu à la fin de la semaine écoulée dans une Hôtel à Pétion-Ville par l’Initiative pour le développement des jeunes (IDEJEN) vise à présenter aux bailleurs, ainsi que les organisations de jeunesse, la situation difficile des jeunes haïtiens en vue d’éveiller leur conscience sur la question de l’emploi, afin d’aboutir à de nouvelles recommandations.

En Haïti, l’accès à l’emploi constitue pour les jeunes un obstacle permanent au progrès social, ce qui les pousse à laisser le pays afin de trouver un mieux-être en terre étrangère. IDEJEN a profité de cette journée de réflexion pour présenter les divers défis auxquels font face les jeunes dans le domaine de l’emploi, à savoir les défis de l’intégration socio-économique des jeunes, l’étroitesse du marché de l’emploi, un système d’éducation inadapté, les exigences des employeurs, un environnement non propice au développement d’attitude positive chez les jeunes et autres.

La directrice exécutive d’IDEJEN, Guerda V. Prévilon, a précisé que « cet atelier de réflexions consiste à susciter le débat entre les différents acteurs des secteurs privé et public, en vue d’éveiller leur conscience sur la situation des jeunes qui sont en situation difficile ».

Dans la foulée, le président de la Chambre de commerce de l’Artibonite, Nahomme Dorvil, a souligné que l’intégration socio-économique des jeunes concerne le secteur privé. Selon lui, quand les jeunes sont économiquement bien intégrés, c’est le secteur privé qui bénéficie des retombées économiques.

Plus loin, M. Dorvil avoue que la responsabilité sociale de l’entreprise consiste à accueillir les jeunes en stage. Les entreprises ont besoin de personnels qualifiés pour leur rentabilité. « De ce fait, la formation des jeunes doit être faite. Le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) devrait prendre en charge les jeunes, car la majorité d’entre eux sont à la recherche d’un emploi, pourtant on ne leur accorde pas la moindre importance », a précisé Nahomme Dorvil.

Guerda V. Prévilon, la directrice exécutive d’IDEJEN, a expliqué : « IDEJEN est une organisation qui oeuvre dans le pays depuis 2005, elle encadre les jeunes, participe à leur formation pour qu’ils deviennent autonomes, et elle assure leur intégration socio-économique. Les défis peuvent être relevés si les bailleurs s’y impliquent à fond. Ce qui pourrait éviter le déplacement massif des jeunes en terre étrangère », a ajouté Mme Prévilon.

À noter qu’IDEJEN, de 2005 à 2018, a contribué à la renaissance socio-économique de plus de 35 000 jeunes en situation difficile en Haïti, à travers un modèle d’intervention qui privilégie une approche multidimensionnelle et couvre huit départements du pays.

Annelie Noël

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