Les titulaires du MPCE et du MICT dans le viseur de la FENAMH

Le bras de fer continu et les titulaires du MPCE et du MICT se trouvent dans le viseur des maires regroupés dans la FENAMH. Une fois de plus les collectivités territoriales sont déterminées et n’entendent pas lâcher prise. En rapport au silence du MPCE et du MICT, la FENAMH reprend le bâton de pèlerinage. A l’hôtel Ritz Kinam, le vendredi 23 février 2018, les maires des différentes communes se sont réunies pour exiger le départ de monsieur Aviol Fleurant et de monsieur Max Roodolf Saint Albin, respectivement, ministre de la Planification et de la Coopération externe, et ministre des Collectivités territoriales au gouvernement de Moïse/Lafontant.

Cette fois, les maires des différentes collectivités du territoire national n’entendent pas faire marche arrière. Ces derniers exigent la démission immédiate des ministres du MPCE et du MICT sans condition. À l’issue d’une rencontre extraordinaire au Ritz Kinam, les maires de diverses communes du pays ont adopté une résolution pour demander le départ de M. Aviol Fleurant de la planification et de M. Saint Albin des collectivités territoriales. Selon le secrétaire de la FENAMH, Zikie Rebecaline Decelmont, la FENAMH adopte cette résolution pour exiger le départ de ces deux ministres qui refusent d’écouter la raison. Aussi, dit-elle, pour prendre en main le bon fonctionnement de la gouvernance locale et de pouvoir répondre aux attentes des populations locales.

La FENAMH accuse le ministre Fleurant et le ministre Saint Albin du gel des fonds communaux. « nous considérons cet état de fait comme un affront, aucun développement n’est pas possible si les fonds destinés aux mairies sont détournés pour financer les députés et les sénateurs”, a déclaré madame Decelmont, soulignant que la décentralisation sera toujours un vain mot tant que l’exécutif et le parlement continueront à traiter les collectivités avec mépris. Car, dit-elle, les maires sont là pour assurer la présence de l’État dans les communes notamment dans les différentes sections communales où les besoins sont énormes.

De son côté, le premier citoyen de la commune de l’Esther, Dorcilon Ludenie, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le laxisme du MICT qui, selon lui, utilise les fonds des collectivités à des fins politiques. « Nous exigeons sans délai la démission du ministre Saint Albin ». Car les moyens qui ont été destinés à faire le développement dans les communes, à ramasser des ordures, sont détournés pour monnayer les bandits des quartiers populaires, les députés et les sénateurs, a-t-il fait savoir, précisant que ce sont les maires qui ont la charge de développer les collectivités. Les projets de développement locaux doivent être les responsabilités des maires et des ASEC et CASEC.

Pour sa part, Rosemilla Petit Frere, mairesse de l’Arcahaie, a abondé dans le même sens pour condamner le comportement irresponsable des ministres Fleurant et Saint-Albin. « C’est inacceptable de tolérer cet affront de la part de ces ministres ». Alors qu’à l’occasion des fêtes de fin d’année des sommes faramineuses ont été dépensées, pour le carnaval idem, les mairies ne peuvent même payer leurs employés, a-t-elle déploré. C’est pour ses raisons, ajoute-t-elle, que si rien n’est fait pour remédier à la situation, les maires regroupés à travers la FENAMH fermeront non seulement la porte des mairies, mais aussi le pays tout entier.

Marc Sony PIERRE

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