Le directeur de l’ONEV dévoile ses trois axes de travail

 

Le directeur de l’ONEV, Bwinel Bélizaire.

 

Dans le cadre des vendredis de l’environnement, le ministère Environnement a reçu, le vendredi 23 février 2018, le directeur de l’Observatoire national de l’Environnement et de la vulnérabilité (ONEV) Bwinel Bélizaire. Cette conférence de presse organisée dans les locaux dudit ministère s’inscrit dans l’objectif de présenter les trois axes de travail de l’ONEV.

Chaque vendredi, le ministère de l ’ E n v i r o n n e m e n t (MDE) reçoit dans ses locaux l’un de ses organes techniques en vue de présenter leur programme et leur bilan. Le vendredi 23 février 2018, c’est le tour du directeur de l’ONEV qui a été convoqué par le MDE. Le directeur de ladite institution a fait savoir que l’institution, qu’il dirige, a trois grands axes de travail : informationnels, technique et scientifique, et axe d’appui du conseil politique en matière environnementale qui, selon Bwinel Bélizaire, ont une grande importance pour l’ONEV.

Le premier axe de travail, l’informationnel, selon le directeur de l’ONEV, est un vecteur de diffusion de l’information utile aux utilisateurs. « Nous sommes en train de réaliser des activités et créer le système d’information environnementale », a déclaré Bwinel Bélizaire. Selon les dires du numéro un de l’ONEV, ce système consiste à collecter des informations, les archiver et en faire le traitement et les diffuser. Par ailleurs, il a souligné que ce système implique plusieurs autres activités.

Plus loin, le titulaire de l’ONEV a fait savoir que son institution est en train de travailler sur les trois grands écosystèmes, qui sont l’eau, le sol et l’air. Selon le directeur de ladite institution, ces trois grands écosystèmes font partie des trois grands axes du travail de l’ONEV. « Au niveau de l’écosystème de l’eau, nous venons d’installer cinq stations d’hydrométéorologiques dans le but de contrôler la qualité des eaux de certaines rivières du pays. Ce sont des stations qui sont dotées des technologies de pointe », a-t-il précisé. Ces cinq stations hydrométéorologiques, selon M. Bélizaire, sont installées dans cinq départements du pays de manière stratégique. Il s’agit du département de l’Ouest, du Nord-Est, Nord-Ouest, du Sud et de la Grand’Anse. Il promet l’installation d’autres stations très bientôt dans les autres départements du pays. Mais en attendant, pense-t-il, les stations déjà mises sur pied peuvent servir tout le territoire national.

M. Bélizaire a profité de l’occasion pour parler sur l’importance des stations sismologiques dans le pays. Il affirme que les stations sismologiques permettent d’avoir une bonne compréhension des phénomènes sismiques. Il a précisé qu’Haïti a son premier réseau sismique après le tremblement de terre de 2010. Le pays contient des réseaux sismiques à Léogâne, Port-au-Prince et Jérémie. Selon le directeur de l’ONEV, ces stations sont réalisées grâce à un don du gouvernement canadien. Plus loin, il a fait savoir que les cinq stations sismologiques qui se trouvent dans cinq départements du pays, à savoir Nord, Centre, Grand’Anse, Sud et Nord-est ont été financés par la Banque interaméricaine de développement (BID).

L’axe d’appui du conseil politique en matière environnementale, selon le numéro un de l’ONEV, est un axe qui permet à son institution de réaliser des activités en trouvant du financement adéquat. Dans son intervention, il a mis l’accent sur le plan d’action pour l’environnement (PAE). « C’est un plan stratégique jusqu’à 2030 qui a pour mission de décider de ce qui doit se faire dans le domaine environnemental », a précisé M. Bélizaire.

Selon le directeur de l’ONEV, l’observatoire national de l’environnement et de la vulnérabilité va procéder à la création d’un projet de renfoncement des capacités pour la mise en oeuvre des accords multilatéraux et environnementaux. Ce projet sera financé par le fonds mondial de l’environnement. « Nous sommes en train de créer un fond pour la biodiversité. C’est un fond qui aura mis sur pied en partenariat public ou privé », a confirmé Bwinel Bélizaire.

Le troisième axe est technique et scientifique. Selon ses dires, l’ONEV va mettre sur pied dans le département de l’Ouest plus précisément à la Plaine du Cul-de-sac un centre hydrogéochimique.

À noter que L’ONEV est un organe technique du ministère de l’Environnement créé par le décret-cadre du ministère de l’Environnement de 2005- 2006. Cette institution est opérationnelle en avril 2008.

Cluford Dubois

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