De scandale en scandale, la jeunesse haïtienne est interpellée…

Lundi 19 février 2018 ((rezonodwes.com))– Petrocaribe , Agritrans , kits Scolaires , cyclone Matthew , harcèlement sexuel , grivoiserie de Sweet Micky , corruption , trafic illicite de stupéfiants, abus sexuel , viol de mineurs , gangstérisme , banditisme , barbarie , sauvagerie , homosexualité , traitement de faveur , impunité , voilà qui caractérise la société haïtienne ; c’est donc le lot du quotidien d’un pays qui n’arrive toujours pas à emprunter la voie réelle du développement durable.
De nombreux citoyens haïtiens ne se montrent pas encore conscients de la gravité de la situation actuelle ou de l’état de délabrement du pays qui va à un rythme accéléré.Ils attendent le pire pour agir en pompiers. Ils n’y sont que pour justifier l’injustifiable , quand ça va dans le sens de leurs intérêts personnels , notamment. Les intérêts supérieurs de la nation ne leur tiennent pas à cœur. Ils s’en foutent pas mal de l’aspect physique du pays dans lequel ils font leur beurre. Leur niveau d’insouciance et d’inconscience ne leur permet pas de regarder la situation en face. Ils sont , dit-on, les principaux artisans de la laideur dont on parle beaucoup. On dirait que leur cerveau ne fonctionne pas dans le sens de l’atténuation des maux qui rongent le pays depuis plus de deux siècles d’indépendance.

Qu’est-ce qu’il faut faire , alors ?

A chaque fois , on ne dresse qu’un tableau sombre d’Haiti. On se demande quoi faire. Difficile d’y apporter un élément de réponse , à bien analyser leur attitude. Ils se sentent bien dans leur peau en regardant végéter les gens qui n’appartiennent pas à leur classe. Ils n’ont pas de cœur en refusant de compatir à leur douleur. Ils sont très cyniques dans l’exécution de leur plan de maintenir les plus vulnérables dans leur état de pauvreté et d’ignorance.  » L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.

Seule la lutte libère  » . Parole de Thomas Sankara. Les jeunes haïtiens ont besoin de cela pour amorcer la vraie lutte amenant à la libération politique , économique et sociale en Haiti.Il n’y a pas de temps à perdre. Il faut passer de la parole aux actes si l’on se soucie de l’avenir des enfants , des femmes , qui n’ont rien pour se défendre contre les vicissitudes de la vie. De mûres réflexions peuvent donc aider cette génération consciente à trouver des issues favorables à la résolution de certains problèmes auxquels fait face la nation haïtienne. L’heure est grave. Dans l’immédiat , les violons doivent s’accorder autour du devenir du pays.
A un niveau ou à un autre , quelque chose doit être faite par les gens qui en ont pleinement conscience du sort qui est réservé à ce coin de terre si rien ne bouge dans le sens positif. Il y a bien une option , celle de la jeunesse. Le pays doit , indéniablement , miser sur sa jeunesse si elle rêve de redevenir ce qu’elle fut jadis , et même plus. Une jeunesse fougueuse , consciente , responsable et entreprenante ; elle a tous les atouts pour parvenir à ce qu’elle cherche , à ce qu’elle veut obtenir comme résultats au profit du pays. Son implication ou son engagement peut bien faire la différence sur les terrains politique et économique , pourvu qu’elle ait l’appui d’un certain nombre d’acteurs du système qui constitue une entrave à l’avancement et au progrès d’Haiti.

Les jeunes représentent l’avenir , on ne cesse de le claironner , de le marteler. Mais , que fait-on d’eux ? Il faut donc leur attribuer la place qui leur revient de droit. C’est ce qui nous manque d’ailleurs ; le courage de reconnaître les torts qu’on avait causés à cette jeunesse assoiffée d’espaces pour prouver à la face du monde son talent , ses compétences , ses capacités , son savoir-faire. La reconnaissance de la capacité de production des jeunes peut être un plus pour le pays qui espère reprendre son souffle définitivement.

Un nouveau discours doit voir le jour , celui de porter les dignes fils et filles du pays à la mise en commun de leur force et de leur combativité en vue d’offrir une alternative à ce qui se fait aujourd’hui , au détriment des plus vulnérables. Le signal de départ doit être donné par des jeunes issus de tous les milieux. Le relèvement ou le redressement de l’état actuel des choses est la priorité des priorités.

C’est comme une demande pressante , la jeunesse haïtienne doit se mettre au travail pour éviter que la conjoncture politique et économique ne s’aggrave. Tout enlisement de la crise entraînerait automatiquement le pays à un effondrement irréversible. L’espoir d’une nouvelle transformation de la société repose sur le dos des jeunes de tous les âges , car ils pourront réussir là où les devanciers ont piteusement échoué. La jeunesse haïtienne doit se retrousser les manches pour lutter contre les dinosaures de la politique qui optent toujours pour le maintien du statu quo.
Elle ne doit , pour rien au monde , faire machine arrière dans la lutte ; afin de signifier leur refus de persister dans les mêmes erreurs et dans les pratiques jugées archaïques qui n’ont jamais débouché sur des lendemains meilleurs pour le plus grand nombre d’haitiens. C’est donc le moment de penser à tous ceux et toutes celles qui subissent depuis de longues années le poids de la misère orchestrée par les choix politiques et économiques des dirigeants qui se sont succédé.

Winston Churchill eut à dire :  » Il vaut mieux que le dernier Anglais périsse les armes à la main et que le mot « fin » soit écrit au bas du dernier chapitre de notre histoire plutôt que de continuer à végéter comme des vassaux ou des esclaves. » La jeunesse haïtienne ne doit pas et ne peut pas rester indifférente face aux catastrophes qui menacent le pays. La tête altière et haut les fronts , elle pourra gagner la bataille et remettre le pays sur les rails du développement.

Wadson Désir
Perspectives2022, pour une Haiti régénérée

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